En 217, l'histoire de la Macédoine entre dans une phase nouvelle, conséquence des changements significatifs, simultanés et étroitement reliés entre eux qui se font sentir jusqu'à la fin de l'indépendance Macédonienne.
Au moment même où il signait le traité de paix à Naupacte, Philippe V, échafaudant des projets de grande ampleur, songeait à étendre sa sphère d'intéret bien au-delà de ce dont s'étaient contentés ses prédécesseurs, jusqu'à l'Adriatique et bientôt jusqu'aux Dardanelles et à la Carie. Ce faisant, il se créait de nouveaux ennemis : Rome, Pergame, Rhodes s'ajoutent aux Etoliens, à Sparte et aux autres.
Rome combine d'ailleurs, à elle seule, plusieurs caractère inédits: elle n'est pas grecque, elle n'appartient pas à l'aire balkanique ou proche orientale, elle est beaucoup plus riche en ressources et en potentiel militaire que les anciens ennemis de la Macédoine, elle fait preuve dans sa politique expansionniste, d'une persévérance et d'une volonté implacables. Aussi les Macédoniens vont-ils se trouver en état d'infériorité dans le rapport de force ainsi créé. Enfin, comme les Romains vont rechercher l'alliance d'autres adversaires des Macédoniens, le conflit va s'étendre à tous les territoires et à tous les espaces maritimes, de l'Illyrie à l'Est de l'Egée, couvrant ainsi une vaste aire unifiée.
C'est pour protéger de la piraterie illyrienne, la navigation entre le détroit d'Otrante,que les Romains intervinrent en Illyrie. Ils placèrent sous leur protection Corcyre ainsi que les cités grecques et plusieurs peuplades illyrienne entre l'Epire et Lissos (229). Quelques années plus tard, l'aventurier Démétrios, devenu maître de Pharos par la grâce des Romains, adopte une politique indépendante qui conduit la seconde guerre illyrienne (219); chassé par les Romains, il se réfugie chez Philippe V, ce qui ne manque pas de mécontenter le sénat.

Philippe V.
Dans les négociations qui aboutirent à la paix de Naupacte (217), un des délégués étoliens, Agélaos, avait supplié les grecs de cesser leurs querelles fratricides et de tourner leurs regards vers l'Italie où Rome et Carthage s'affrontaient ce qui laisser présager de plus grandes menaces; si Philippe avait des ambitions, c'est là qu'il devait tenter de les satisfaires.
Nous ne savons pas si Philippe se laissa convaincre, mais il est certain qu'il se hâta de faire la paix avec les Etoliens et de s'étendre en direction de l'Adriatique et à l'annonce de la défaite des Romains à Trasimène (217) devant les Carthaginois. L'élection d'Agélaos par ses compatriotes comme stratège de la Confédération ouvrait la voie à une entente vraiment panhellénique contre les Romains, dont Philippe aurait pris la direction. Rome va s'employer de toute ses forces à contrecarrer ses projets.
Philippe V conduisit une grosse flotte dans le détroit d'Otrante, mais se retira à l'approche d'une flotille romaine. C'est seulement après la nouvelle défaite des Romains à Cannes (216), qu'il se décida à collaborer avec Hannibal; leur traité (215) stipulait, entre autres, qu'ils enlèveraient leur protectorat en Illyrie. Mais Philippe mettra un an avant de passer à l'attaque, car il lui fallut faire face à de graves troubles en Messénie, où il subit des revers et perdit, par ses brutalités, les sympathies dont il jouissait encore dans le Péloponnèse.
La première guerre de Macédoine, du point de vue des Romains (214-205) ,commence dans le protectorat illyrien mais s'étend à travers la Grèce, où les grecs se déchirent sans que Rome n'intervienne directement dans les opérations terrestres. au confin de la Macédoine et de l'Illyrie, Philippe réussit à conquérir les territoires des Atintanes et des Parthinois, amis des Romains, et à arracher Lyssos aux Illyriens. Les Romains cherchèrent alors des alliés grecs, qu'ils trouvèrent tout naturellement parmi les ennemis des Macédoniens, les Etoliens et Sparte. Les Etoliens entrainèrent leurs amis, le Messéniens et Attale I de Pergame; Philippe V de son coté, mobilisa à son profit les membres de la Ligue.
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Les opérations eurent lieux en Thessalie, en Grèce centrale et dans le Péloponnèse, et Philippe dut courrir d'un front à l'autre, quelquefois aussi, en Illyrie et en Thrace. Quelques Etats grecs neutres tentèrent vainement de réconcilier les belligérants. Puis les Etoliens frustrés de se voir abandonner par les Romains, décidèrent de conclure une paix séparée avec Philippe, qui avait mené son armée jusqu'à Thermos, leur capitale politique et religieuse (206): Philippe reprenait les parties de la Thessalie qui lui avait été enlevées par les Etoliens et leur arrachait en plus la Locride Epicnémédienne, s'assurant ainsi le contrôle de la voie terrestre stratégique reliant la Thessalie à la Béotie, l'Attique et le Péloponnèse.
L'année suivante, une paix de compromis fut signée entre Philippe V et les Romains eux-mêmes, à Phoinikè d'Epire. Aucune des deux adversaires ne pouvait remporter la victoire décisive. Philippe, qui gardait la mainmise sur une zone entre les fleuves Aôos et Apsos, sortait gagnant d'une guerre de neuf ans: en Grèce, il avait étandu son aire d'influence aux dépens des Etoliens et confirmé sonautorité sur la Ligue fondée par Dôsôn; en Illyrie, il s'emparait de la moitié du protectorat romain et d'un débouché sur l'Adriatique.
Son aventure illyrienne terminée, Philippe renforça sa flotte pour se lancer sans tarder, à des conquêtes au coeur du bassin égéen. Il ne s'agissait plus là de protection, mais d'activités ouvertement expansionnistes. D'accord avec Antiochos III pour dépouiller Ptolémée de ses possessions hors d'Egypte, il fit main basse sur les bases ptolémaïques en mer Egée, annexant au passage quelques cités associées à la Confédération Etolienne, non sans faire preuve de cynisme et de cruauté. Pour renforcer ses troupes et ses équipages, il embaucha des pirates de tous bords, mais aussi des Crétois et se lia avec la Confédération des cités de Crète. Devant cette volonté d'hégémonie, les deux Etats les plus puissants de l'aire égéenne, Rhodes et Pergame, s'allièrent pour lui faire échec. Inférieur sur le plan naval, Philippe fit porter ses efforts sur les opérations terrestres, ravagea les environs de Pergame, poussant jusqu'aux territoires des Rhodiens en Carie. Impuissant à venir à bout de Philippe, Attale I et les Rhodiens se résignèrent à solliciter l'aide des Romains.
Les Romains avaient déjà l'expérience des ambitions de Philippe V et craignaient ses ressources; eux-aussi se rendaient compte qu'il fallait l'arrêter, sinon le faire reculer avant qu'il ne fût trop tard. Une commission sénatorale envoyée en Grèce pour exciter les sentiments antimacédoniens, passant outre sa mission, somma deux fois Philippe de se soumettre à l'arbitrage du Sénat pour les préjudices qu'il avait causés à Attale et aux Rhodiens. Le refus du roi et une campagne de propagande l'accusant d'agressions contre certains amis de Rome renforcèrent le courant en faveur du recours aux armes.
Ni Philippe, ni les Romains ne devaient profiter d'alliances solides durant la guerre. PhilippeV était toujours le chef de la Ligue fondée par Dôsôn, mais la Confédération Achéenne, deuxième puissance de cette Ligue, était préoccupée par la menace que représentait pour elle, Nabis tyran de Sparte. Les autres membres, Béotiens, Acarniens, Epirotes ne mettaient pas beaucoup d'énergie à se battre pour Philippe. Et les classes dirigeantes grecques ne nourrissaient pas une grande sympathie pour le roi, soupçonné de se montrer favorable aux masses populaires.
Les Romains de leur coté, étaient desservis par leur situation d'étrangers. Au début des hostilités, seuls les Athéniens se rallièrent à eux, et pour une raison ponctuelle; les Etoliens, anciens alliés des Romains, ne se décidèrent à prendre les armes qu'à l'annonce d'une victoire romaine, d'ailleurs surestimées. En dehors de la Grèce propre, les romains pouvait compter sur les Rhodiens et Attale I, tous inébranlables dans leur hotilité envers Philippe.
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Le débarquement d'une armée romaine en Illyrie,ouvrit les opération de la deuxième guerre de Macédoine (200-197). Philippe réussit à la fois à empêcher cette armée à pénétrer en Macédoine et à repousser les Etoliens de la Thessalie et les Dardaniens de la Péonie; mais il perdit la coopération des Epirotes, qui hésitèrent à affronter les Romains. La flotte romaine ne remporta que quelques succès limités. Au début de 198, Philippe fit savoir au général romain Qinctius Flamininus qu'il était prêt à acheter la paix contre l'abandon de ses conquêtes récentes; mais on le somma de rendre la liberté aux Grecs, c'est à dire d'abandonner même la Thessalie, que les rois macédoniens gouvernaient depuis Philippe II.
Philippe V refusa ces conditions, mais sa situation empira. Contourné en Epire par les Romains, il dut se replier sur la Thessalie, bientôt envahie non pas seulement par les Romains, mais aussi par leurs alliés, Etoliens et Athamanes. Une partie des cités achéennes se rangèrent alors du côté de vainqueurs. Des négociations pour la paix s'ouvrirent à nouveau: les Romains, poussant à leur avantage, réclamèrent l'évacuation des territoires illyriens; Philippe V tenta de sauver la moitié de la Thessalie et les trois " entraves de la Grèce" , Démétrias, Chalcis et l'Acrocorinthe. Les pourparlers ayant échoué, il chercha l'ennemi en Thessalie et fût battu à Cynoscéphales (197).
A en juger par les concessions que les Romains éxigèrent de Philippe avant et pendant la guerre, il semble bien qu'ils aient toujours voulu amputer le royaume de toutes ses dépendances au sud de l'Olympe et à l'Ouest du Pinde. après leur victoire, ils ne se montrèrent ni plus indulgents, ni plus sévères: aux Etoliens qui le pressèrent d'envahir la Macédoine et de destituer Philippe, Flamininus rétorqua que la Macédoine ne devait pas cesser de faire rempart contre les barbares du Nord. Mais les Romains privèrent Philippe V de sa flotte, à l'exception de cinq bâtiments et l'imposèrent de 1 000 talents au titre des indemnités de guerre; en contrepartie, il lui accordait la qualité d'"amicus".
De tous les territoires qu'ils avaient occupés dans le passé, les Etoliens ne récupèrent que la Phocide et la moitié occidentale de la Thessalie; du reste de la Thessalie, Flamininus forma quatre républiques. Il proclama solennellement , aux jeux Isthmique de 196, la liberté des grecs, salué avec enthousiasme par l'assistance qui célébrait ainsi la fin de la domination macédonienne. Deux ans plus tard, les Romains prouvèrent qu'ils n'avaient pas de visées sur la Grèce en retirant leurs dernières forces armées, et entre temps, Philippe avait eu l'occasion de faire ses premières preuves de loyauté en collaborant avec Flamininus contre Nabis de Sparte.
A la faveur de l'odre établi en Grèce par les Romains, la Macédoine devair être assez forte pour contenir les barbares du Nord et la Confédération Etolienne pas assez puissante pour menacer la Macédoine. La Confédération Achéenne, elle, devait tenir le rôle d'une tierce puissance dans un rapport de force équilibré.C'était sans compter sur les Etoliens qui, frustrés de ne pas voire le Romains satisfaire toutes leur exigences, se fachèrent avec Rome et sondèrent Philippe pour savoir si il était disposé à faire cause commune avec eux. L'alliance du Macédionien fût aussi sollicitée par le roi séleucide Antiochos III.
Philippe déclina ces offres (193) s'engagea au coté des Romains contre les armées des Etoliens et d'Antiochos en Thessalie (191), et, ouvrit son territoire aux forces armées romaines qui allaient combattre Antiochos en Asie Mineure. Dans le cadres de ces opérations, lui-même occupa la Pérrhébie, la Dolopie, la Magnésie, Démétrias et d'autres places en Achaïe Phthiotide, qu'il gardera en partie, après la paix, les romains le tenent pour quitte du reste de l'indemnité de guerre qu'il leur devait.
Les Etoliens se retrouvèrent dans le camps des vaincus. Les peuples assujettis par Philippe ayant réclamé à Rome le retour aux termes de paix de 196, les Romains décidèrent qu'il aurait à évacuer une partie des pays en litige; d'autres plaintes contre le roi portées devant Sénat, furent repoussées.
La tradition ancienne voyait dans cette mansuétude, toute relative, la mains d'un fils de Philippe, Démétrios, qui, envoyé à Rome pour plaider la position macédonienne, sut mettre à profits des relations d'amitié nouées lors de son séjour comme otage à Rome. Le Sénat ne se comporta pas de même lorsque Eumène II roi de Pergame, un ami fidèle de Rome se plaignit à son tour; il condamna Philippe à évacuer deux cités de Thrace égéenne, mais il supporta encore une fois que celui-ci tarda à obéir. Philippe, libre d'agir en Thrace, repoussa une invasion Dardanienne, mena des expéditions contre divers peuples et consolida ses acquis; à la fin de sa vie, il songea à faire appel à un peuple germanique étable près du Danube pour chasser les Dardaniens.

Qinctius Flamininus.
Parallèlement à ses préoccupations extérieurs,Philippe s'employa à renforcer les finances, l'économie,la démographie et la puissance militaire de son royaume. il chercha à tirer un meilleur rendement des mines, augmenta ses revenus fiscaux à la faveur de taxes sur les biens fonciers et le commerce, accrut la masse du monnayage. Quand à sa politique démographique, elle comportait un ensemble de mesures concordantes: encouragement au mariage, pénalisation de l'exposition des nouveaux-nés, transplantation des Thraces dans certaines partie du royaume.
Cependant, Philippe dut faire face à une crise d'une autre nature. En 183/182, pour des raisons qui restent inconnues, il fit executer plusieurs hauts dignitaires, accusés de trahison. On est mieux renseigné sur un autre drame surgit de l'affrontement de deux tendances de la politique étrangère macédonienne et de deux fils de Philippe, Démétrios, et Persée. On l'a vu que grâce à de bonnes relations à Rome, Démétrios avait remporté un succès diplomatique; il fût soupçonné, à tord ou à raison de conspirer, avec l'appui des Romains, pour éliminer son frère ainé de la succession, et il fut exécuté; mais Polybe rapporte que Philippe resta rongé de doutes. Son règne se termina en 179. il semble bien qu'il avait tenté sincèrement de collaborer avec les Romains et que seule l'hostilité implacable de ces derniers l'avait obligé à prendre des mesures de défense. Lui disparu, Rome va impose la guerre à son successeur.
A son avènement, Persée, soucieux de restaurer l'image ternie par la mort de son frère Démétrios, s'empressa de solliciter des Romains sa reconnaissance, et comme roi de la Macédoine, et comme partie prenante du traité de 196. Il décréta également le rappel des éxilés, l'abrogation des dettes et l'amnistie, en vue d'améliorer une situation devenue difficile vers la fin du règne de son père et de s'assurer ainsi un plus large appui de la société macédonienne.
Convaincu d'avoir gagné la confiance des Romains, Persée crut disposer d'une marge de manoeuvre assez large pour tenter de renforcer son influence dans la Grèce du Sud. Il marqua des points au sein de l'Amphictionie delphique, conclut une alliance avec les Béotiens, se vit invité à intervenir dans les affaires intérieurs de quelques Etats grecs et s'y attira la sympathie des petites gens. Mais, comme cette classe était mal disposée à l'égard des Romains, le tout-puissant allié en conçut quelque dépit, d'autant que le roi, faisant preuve parfois de témérité, mena campagne contre les Dolopes, qui avait torturé et tué son gouverneur et, osa se rendre en "pélerinage" à Delphes à la tête de son armée. Pour neutraliser ces inimités traditionnelles et les menées suscités par Eumène II de Pergame, Persée noua des liens matrimoniaux avec les familles de Prusias II de Bythinie et Séleucos IV de Syrie.
Rome ferma les yeux pendant quelques temps, jusqu'en 174 semble-t-il où elle commença à s'inquiéter en apprenant le pélerinage armé à Delphes. comme plaintes et accusations se succédaient, des commissions sénatoriales vinrent enquêter sur place et exiger des explications. Le roi fit la sourde oreille, peu disposer à renoncer à sa politique grecque. A la fin de 173, une proposition fut introduite au Sénat demandant que la Macédoine fut déclarée " province " romaine, c'est à dire théatre d'opérations militaires; elle n'obtint pas la majorité mais, quelques mois plus tard, le Sénat se rendit aux accusations qui affluaient de diverses parties du monde grec et aux arguments d'une action militaire.
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Les Romains suscitèrent alors des mouvements antimacédoniens et, cette fois, ce furent eux qui repoussèrent les offres de Persée. Le roi ne reçu, en effet, qu'un appui limité de la part des Epirotes et de quelques cités de Béotie; partout les classes dirigeantes lui étaient hostiles et penchaient pour les Romains, garants de l'odre établi. Cependant, eux-aussi manquaient d'alliés nombreux et enthousiastes: la Confédération Achéenne ne leur fournit qu'un faible contingent, Eumène et les Rhodiens n'alignèrent que quelques navires de guerre et bateaux de transport. La partie se joua sur terre, où les Romains disposaient de plusieurs armées; les opérations, lentes, s'étirèrent sur trois ans aux termes desquelles Persée fut écrasé à Pydna en 166, par le général romain Aemilius Paullus.
Rome, cette fois, était décidée à en finir avec la Macédoine. Elle priva la nation de sa direction traditionnelle en déportant en Italie Persée et les dignitaires du royaume; elle supprima même l'Etat Macédonien, dont l'unité fut pourtant maintenue au niveau du synédrion, et lui substitua quatre entitée politiques, les mérides (portions). Le terme même et la désignation de chaque méris par un nombre ordinal laissent penser que les Romains n'avaient pas l'intention de les considerer comme des Etats; il fut d'ailleurs interdit aux mérides de se fédérer, et, qui plus est, d'avoir des rapports économiques et juridiques y compris d'intermariages. Sur le plan économique, Rome s'appropria de richesses fabuleuses au titre de butin de guerre, mais se montra modérée quand au montant du tribut annuel, de l'ordre de 100 talents. En revanche, elle privait les Macédoniens de ressources importantes en leur retirant l'exploitation des mines de métaux précieux ainsi que la production de bois pour la construction navale, clef de la richesse du pays. Bref, les Romains prirent soin de se garantir solidement contre une résurection macédonienne.
Carte de la Macédoine divisée en 4 "mérides" par les romains. La ligne orange indique la "via Egnatia". ![]()
Pourtant, vingt ans plus tard, un aventurier nommé Andriskos se fit passer pour Philippe, le fils de Persée, et s'imposa facilement en Macédoine. Il s'empara même de la Thessalie et réussit à repousser une première intervention militaire romaine; mais en 148, le général romain Caecilius Metellus Macedonicus coupa court à sa carrière ainsi qu'à l'ultime tentative des Macédoniens de recouvrer leur liberté.
Rome annexa alors la Macédoine et la réduisit en province
CARTE DE LA MACEDOINE VERS 1477 .

CARTE DE LA MACEDOINE VERS 1589.

PERSEE

"Celui qui endure, conquiert" PERSEE